Par Anthropia
Paradox of praxism Mexico City
Francis Alys
Taxer la burqa, telle est la nouvelle idée
d'un député islamophobe des Pays Bas,
et pourquoi pas taxer le port de la croix, de la kippa,
la tenue de bonne soeur,
et tiens tant qu'on y est, le complet veston de ces hommes
tous pareils, qui prennent la navette à 6 heures du mat' à Orly,
cette semaine, c'était l'angoisse, je n'y peux rien,
voir les 200 bonshommes l'un derrière l'autre faisant la queue,
plier bien net leur veston après l'avoir retiré et le poser dans le panier,
tous en choeur ouvrir leur ordi avant leur passage dans le scanner,
délacer leurs chaussures, poser leurs clefs et leur téléphone portable,
il y a là quelque chose d'obscène dans ce ballet de grisaille,
quelque chose de l'infinie soumission des cadres,
mais revenons à nos moutons,
taxer la burqa, c'est un peu comme si le voile était néfaste à la santé
..... de ceux qui le regardent.
Quand la taxe carbone fait payer les pollueurs,
la burqa ne fait de mal qu'à celles qui la portent.
La taxer, ce serait double punition, double inféodation.
Mais cela en dit long sur le racisme de notre époque,
qui se lâche de plus en plus, dans les conversations de couloirs,
comme l'autre jour avec Hortefeux.
Chez les hommes politiques,
l'intolérance et la suffisance, il faudrait les taxer.
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