Par Anthropia
Les formes du travail 3
Crédit Photo Anthropia
J'aime beaucoup Le Petit Journal,
par son côté "dessous des cartes" ;
le Placard à Archives qui nous remémore
les promesses non tenues, les discours reniés ;
les reportages qui nous montrent le Monsieur petit
qui teste le micro d'un petit monsieur.
Pourtant, dans le cas qui nous occupe,
je ne m'indigne pas de ce que le Parti de Gauche
ait boycotté LPJ
durant la rencontre de Mélenchon avec les chômeurs.
Barthès nous faisait son petit coq,
coooommmeeeeent ? nous, la presse,
on nous ceeeeennnsssssuuuuure ?
Je pense que LPJ n'est pas la presse,
c'est une émission de divertissement,
qui ne respecte rien et donc pas les pauvres,
les chômeurs, les sans-grades.
Que le Parti de Gauche se protège de Barthès,
qui met sur le même plan de la dérision,
des militants qui luttent pour des gens qui galèrent
et des politiciens au pouvoir qui nous manipulent,
n'est finalement qu'une sage décision,
une précaution de salubrité publique.
Notre erreur, nous les opposants à ce gouvernement,
est de penser que cette émission est entrée en résistance.
Nous avons oublié que l'objet de cette émission
n'a qu'un objectif, nous détendre, nous délasser,
aménager notre cerveau,
nous habituer à un monde ordinaire, sans aspérité,
pour nous faire absorber la Pub sacro-sainte.
C'est l'objet du consumérisme que de niveler,
Chaque idée ou objet se vaut,
les valeurs s'effacent devant la valeur,
appuyez sur 1, appuyez sur 2,
tout n'est plus qu'impulsion, passage à l'acte,
source de plaisir ou de rire.
Finalement, Le Petit Journal
est comme la montre cassée,
qui donne l'heure deux fois par jour,
à certains moments, c'est une émission politique,
qui dénonce la domination.
A certains moments, seulement.
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