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Mon corps à la médecine

Dans mon jardin

Cliché Anthropia

 

 

Depuis l'affaire Sébire, les médecins se trouvent confrontés à un curieux dilemne.

 

A ceux qui les somment de gérer l'euthanasie, ils rétorquent qu'ils sont tenus par leur serment d'Hippocrate,

et qu'à ce titre, ils ne sauraient donner la mort.

 

Mais ce n'est pas si simple, car depuis des lustres, les médecins français au nom de l'épidémiologie, de la santé publique, de la prophylaxie, ont convaincu les pouvoirs publics et les pauvres de nous, que notre corps dès lors qu'il est malade appartient à la médecine, à son acharnement thérapeutique, à ses soins palliatifs, à sa médecine anti-douleur (encore si peu développée). C'est le médecin qui dit qu'on est guéri, c'est lui qui prolonge la vie au-delà du raisonnable, il est le maître de nos humeurs, de notre anatomie, de notre physiologie.

 

Mais le cas Chantal Sébire le met en porte-à-faux : il est le maître, sauf pour accorder la mort, il dénie au grand malade la liberté de se supprimer, il condamne le compassionnel qui se porterait au secours d'un tel désespoir, et la loi Léonetti qu'il a tolérée, renforce encore cette toute-puissance du soin palliatif sur le désir de mourir.

 

Chantal Sébire s'est présentée au tribunal médiatique sur ce créneau précis : "je veux me supprimer, mais comme mon Grand Corps Malade appartient à la science, je demande l'autorisation". Position perverse, certes, mais seule capable de répondre au positionnement hypocrite de nos Hippocrates, qui veulent gérer la fin de vie, sans gèrer l'accompagnement à la mort.

 

 




 

 

 

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Y
D'autant plus inappropriéqu'ils ne récupèrent après, ni les oreilles, ni la queue. yG ps: Quoi, c'est pas marrant, pfff, z'êtes rabat joie des fois. ;)
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A
D'accordJe change ma chute, d'accord avec votre remarque.
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J
Chantal Sébire"nos Hippocrates, qui veulent gérer la fin de vie, sans gèrer la mise à mort." dites-vous.<br /> <br /> D'accord sur tout le reste sauf cette conclusion où vous employez l'expression "mise à mort". je la trouve impropre et inutilement brutale, surtout par opposition à "fin de vie". Ne pourrait-on pas parler plutôt "d'entrée dans la mort"?
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