Par Anthropia
Cliché Anthropia
Maison d'art brut (Arles)
Ce qui est frappant dans la présence de ces élus
et de Carla Bruni,
à l'inauguration d'un temple boudhiste,
en l'auguste compagnie du Dalaï-Lama,
c'est la confusion des genres.
Est-ce politique ? La relation à un pouvoir temporel,
même exilé, mais alors pourquoi dans un temple.
A ce titre, Ségolène Royal rencontrant le Dalaï-Lama,
dans un lieu neutre, est juste,
exprimant son soutien à un régime persécuté au Tibet.
Et sinon, serait-ce religieux ?
Pourquoi ces élus du peuple
et l'épouse du Président, d'une démocratie laïque,
viennent-ils s'incliner devant Sa Sainteté,
ou quel que soit son nom, et se faire orner de l'écharpe blanche ?
Sous Sarkozy, la confusion des genres se développe.
On va au Vatican envoyer des SMS,
on prend les honneurs pontificaux
en compagnie des humoristes.
Ou on envoie son épouse
faire pieds nus la révérence :
on la voit sur la photo,
ne sachant plus très bien quoi faire.
Et tout ça pour quoi ?
Pour l'image, on compte le nombre de votes,
les sympathisants, les sondages,
on fait du chiffre, à coups de photos de presse,
d'images au JT.
Tout cela est calculé, et pas prié,
calculé et pas engagé,
calculé et pas respecté.
Et face à ça,
le dalaï-lama regarde et rit, rit, rit.
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