Par Anthropia
Peter Coffin
CREDAC, IVRY
Crédit Photo Anthropia
Ehad, un mot hébreu qui signifie Un, Unique.
Mais ce n'est pas pareil, n'est-ce pas,
d'être Un ou Unique.
Adonaï ehad. La prière.
Pour certains, c'est à un Dieu Unique, qu'on fait référence.
Dieu est unique, donc Dieu est le seul, donc mon Dieu seul existe,
donc ton Dieu n'est pas le bon, donc Gott mit uns.
Cette acception de Dieu, une sorte d'être surmoïque, s'imposant à tous,
cette acception-là est la source de toutes les guerres.
Mais la racine de ehad renvoie aussi à Un, du côté de la complétude.
Un rabbin de ma connaissance dit
que la prière du soir et du matin des Juifs
est en fait un appel à la réunification interne.
Adonaï ehad, Dieu est Un, serait convoqué
pour aider l'homme à se réunifier,
d'une nuit de rêves et de cauchemards
nous laissant en morceaux au petit matin,
ou d'une journée où les émotions et les violences
nous auraient éclatés en mille fragments.
Dieu n'existerait donc que comme principe d'unité en soi,
une conscience qui ravive le sujet, laréflexivité de l'être.
Cela me va bien.
Dira-t-on assez l'importance de la traduction
dans le commerce de l'homme avec lui-même ou avec les autres.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog