Par Anthropia
Vidya Gastaldon
Crédit Photo Anthropia
Faut-il voir dans nos amis virtuels de virtuels amis ? Test grandeur nature, hier, avec la rencontre au sommet de quelques familiers du site @si, d’anciens du site Big Bang Blog, déjà amis comme Juléjim, ou dont on goûte avec émotion l’arrivée, avec Petit Poisson, et des nouveaux, en tout cas des visages que je ne connaissais pas, je n’étais pas au fameux pique-nique de l’été, j’ai nommé Sleepless, Fan de Canard, Florence Arié, Oblivion, Francès, Bysonfutée (Monsieur et Madame), le Farfadet, avec la présence d’Alain Korkos, plus vrai qu’à la télé de mon ordinateur.
Découvrir la tête qui se cache derrière le pseudo a quelque chose d’un secret de famille : ah, il est comme ça, du genre je ne l’avais jamais vu, mais quand je le rencontre, je le reconnais, oui, finalement, très peu de surprises, on se parle comme après une interruption de conversation, qu’on avait engagée à l’aveugle, dont on se souvient de certaines bribes, et qu’on poursuit presqu’aussitôt. C’est comme un fil multi-support, il commence par écrit, il se poursuit de visu, on pourra peut-être enchaîner au téléphone, mais ce qui fait lien, c’est probablement le goût de l’autre, on l’avait ressenti dans les commentaires, cela se confirme, on s’écoute, on se regarde, on se sent, on se comprend. Pas d’incongruité à notre groupe, malgré l’extrême liquidité de toute relation, nos intérêts, nos opinions et un certain humour nous réunissent dans le plaisir de la conversation.
Tout à coup la peau des posts se décolle et se détache un arrière-plan, un fond d’humanité, du réel qu’on ne pourra pas barrer, de la graine d’amitié à faire pousser sur son balcon ou dans son jardin. Le temps d’un Clapton à la guitare par Farfadet, et je repars guillerette, je ne suis pas la seule, semble-t-il.
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