Par Anthropia
Prenez un patron de CRS, de compagnie républicaine de sécurité,
qui gère une échauffourée dans un quartier,
il sait qu'il doit laisser les jeunes gredins
s'escrimer sur les vitrines,
déverser leur colère sur les voitures,
bref qu'il doit respecter une sorte de cycle,
un démarrage, une acmée, pour ensuite intervenir
et stopper la révolte, au besoin par la violence,
mais ce, au moment où les choses redescendent ;
l'expérience lui a montré qu'il y a un temps pour tout,
que c'est tellement plus facile de coffrer les manifestants
en phase descendante,
qu'il ne panique pas, lui, quand ça chauffe.
Prenez un pompier, métaphore très usitée ces derniers temps,
un capitaine de caserne, il sait qu'à un feu dévorant le maquis,
on fait face par des contre-feux,
on ne gaspille pas toute l'eau, la liquidité de ses Canadairs,
que lorsque le feu est circonscrit, qu'il est isolable dans le grand tout,
il ne panique pas, lui, quand il voit la montagne illuminée.
Et la question que je me pose, c'est si Paulson et ses pairs,
ont compris quelque chose aux contrefeux et aux courbes descendantes,
parce que l'impression que j'ai, c'est qu'ils cherchent à circonscrire le feu
comme un pompier mettrait du petit bois dans le feu,
en injectant des liquidités sur lesquelles les spéculateurs se jettent
comme des vautours sur un cadavre.
Et que contrairement à nos CRS, ils ne savent pas attendre
ce moment particulier où intervenir finira d'achever la crise
plutôt que d'entretenir le feu.
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