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    nur Licht, seulement la lumière, seule l’huile pure de la lampe permet d’éclairer, chacun regarde  sur ses ongles les reflets de la flamme et croit qu’il la détient,  mehr Licht, a dit le poète, davantage de lumière, et soi avide de s’en nourrir ; délicate à l’aurore, elle n’est plus qu’écrasement au soleil de midi, l’envie d’en réchapper, après tant la vouloir, on finit par la craindre ; cerne la vérité, puis l’échauffe, la dilue, jusqu’à ne plus montrer, alors on la fréquente comme un vieux rendez-vous et son remerciement


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    de l’art de le choisir quand il devient trapu, de le déshabiller pour n’en voir que le tronc, de le nouer ensuite, le nœud caché dedans, sous la triple épissure, que le bambou serait un art, une métaphore, un monde entier en soi, ses accommodations, qu’il emmène rêver, qu’il donne à s’échauffer, jusqu’aux pousses qu’on déguste, et derrière la matière la trace d’une Asie


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  • On touche parfois ces seuils de soi où la porte apparaît, quelque chose de visible, de découpé dans l‘espace, là où, le plus souvent, on frôle en vain la face lisse des parois intérieures en quête d’ouvertures, ce sentiment qu’enfin on peut pénétrer le for inférieur, les ramifications du labyrinthe, que clignote une autorisation, et même qu’elle peut prendre sa forme littéraire.
    Quant au courage, comment se faire une carapace, dans le lieu de sa nudité.


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    comment en nait le sentiment, est-ce la littérature dans le huis-clos de la lecture qui en aurait accru la prégnance, ou le sait-on de longtemps que l’appel du regard, les mains tendues en vain nomment la butée d’un monde indifférent, barrière qui jamais ne cède, et puis zip, c’est l’ouverture-éclair, moments de plénitude, coups de fil chaleureux, un amant, un enfant, et on sait que la solitude n’est qu’état transitoire, étape d’un récit qui nous accompagne, l’histoire de nos rencontres, la forme de nos échanges, ce qu’on s’en dit, le quant-à-soi du quant à nous


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    l’entre-deux entre joie d’une Libération et mur d’arrière-pays l’époque contient sa mélancolie mais le rythme aussi la force du swing un peu d’Amérique et on s’aperçoit qu’on en est le produit on y puise une détestation de la F rance on n’aime pas les petites médisances les nantis supérieurs non plus sa crise naissante on veut prendre la route un technicien du terroir se présente peut-être qu’avec un autre mais rien à retenir de cette 2CV sur les bords du canal en rentrant chargée des draps rouges passant près de la petite maison on apprend la mort du président comme ça qu’on sait dater jour et heure la formalité ça ne marque pas peut-être choisi pour ça justement pour qu’il ne barre pas la suite de soi on aurait pu rester là on prend la grande tangente on a le swing en soi


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